Le retour de la Belle Saison?
L’hiver est là : la neige, le froid, le vent et LA GLACE! Pour plusieurs l’arrivé de la saison froide est le retour de la belle saison. Hérésie? Mais non, pensez-y un peu… Il n’y pas de moustiques, les approches sont rendue plus aisées par le couvert de neige (si l’on a une bonne paire de raquette – évidemment) et nul besoin de nettoyer sa voie avant d’y grimper. La cascade gelée est là, on la grimpe voilà tout!
Malgré les joies de la grimpe hivernale, plusieurs résistent de s’y lancer par peur du froid. Évidemment, il peut «se les geler» si nous sommes mal vêtus ou incorrectement préparé. Comment diable se vêtir pour apprécier l’escalade de glace? Il faut tout d’abord penser que l’escalade de glace a habituellement 3 facettes principales: l’approche, la grimpe et l’assurage aux relais. L’approche, lorsque longue, fait travailler le cardio et augmente sensiblement notre sudation. Idem pour la grimpe. Mais au relais on fait habituellement le pied grues le temps que notre partenaire exécute ses prouesses. Il faut donc prévoir nos couches afin d’éviter de garder notre humidité près du corps. Habituellement je porte des sousvêtements en laine de mérino, pas trop épais. Cette laine a la particularité de bien évacuer la transpiration, tout étant confortable. Selon le froid annoncé, les journées froides (-15c et moins) je vais ajouter un polar 200 sur le haut et le bas. Les journées plus chaudes, j’omets parfois un bas en polar et n’utilise que sous vêtement en mérino. Ma couche extérieure est plus souvent qu’autrement un pantalon en Gore-Tex et un manteau shoftshell AVEC CAPUCHON. Ce dernier est non négligeable lors des relais car il permet de garder beaucoup de chaleur de nous couper des bourrasques de vents.
Pour les extrémités maintenant… Je coiffe ma tête d’un Balaklava (cagoule) mine et peu serré.
Quand il fait très froid je mets une tuque par-dessus celui-ci pour un peu plus de chaleur. Les mains sont certainement les éléments névralgiques d’une journée de grimpe agréable. Il n’est pas rare de se geler les doigts et leur dégèle douloureux force souvent de haut cris de douleurs. Pour éviter cet inconfort il est important d’abaisser nos mains le plus souvent possible lors de nos grimpes pour laisser circuler le sang à nouveau. J’apporte aussi toujours 2 pairs de gants pour les interchanger lorsqu’une paire devient mouillée. Aux relais, je prends aussi le temps de mettre de grosses mitaines chaudes. Si votre budget vous le permet, ajouter une doudoune en duvet à votre « kit ». Sa chaleur réconfortante agis quasiment comme un feu.de foyer et tous nos tourments glacés s’envolent aussitôt… à temps pour notre prochaine grimpe!
Ne vous reste plus qu’à aller jouer sur les innombrables cascades glacées du Québec, en bonne compagnie!
Ian Bergeron
