De l'école au toit du monde !

par Yan Blanchard le 23 mars 2009

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C’est dans l’air raréfié de l’Himalaya, au Népal, qu’un groupe de 18 étudiants du programme Tourisme d’aventure et écotourisme du Collège Mérici s’en va compléter ses études en compagnie de l’alpiniste Maxime Jean et du chercheur de Laval Pascal Daleau.

C’est à la suggestion de Maxime Jean, qui enseigne à Mérici, que le Collège a choisi cette destination pour compléter la formation des étudiants. Leur programme prévoit en effet un certain nombre d’excursions pour leur permettre de tester leurs acquis : premiers soins, cartes et boussoles, autonomie, leadership, interprétation de la nature. Et Maxime Jean connaît bien l’Himalaya pour y être allé quatre fois déjà.

«C’est un grand rêve d’aller dans les Himalayas, affirme Pierre, un des étudiants. Pas seulement parce qu’il y a les plus hautes montagnes au monde, mais pour l’occasion d’aller aider des jeunes là-bas, comme Hillary l’a fait après la montée de l’Everest. Il s’est rendu compte qu’aller là-bas c’est pas juste s’occuper des montagnes, c’est aussi faire quelque chose pour les gens.»

Le stage prévoit en effet un volet humanitaire de deux jours dans une école où les étudiants de Mérici vont enseigner le français à de jeunes Népalais, à qui ils apportent aussi des fournitures scolaires.

L’écotourisme met en pratique les valeurs de développement durable, ajoute Patrick Tremblay, qui donne le cours d’interprétation de la nature et qui accompagnera le groupe. On s’est donc assuré qu’il y ait des retombées au Népal en engageant une agence locale et en faisant un arrêt à l’école.

Par la suite, le groupe visitera plusieurs villages avant de se rendre jusqu’au camp de base de l’Everest et ensuite prendre le chemin du retour.

Chaque équipe de deux ou trois étudiants sera appelée à jouer le rôle de guide pendant trois journées. Ils devront prendre en charge les repas, l’organisation et les activités pour tout le groupe et seront évalués par les trois professeurs-accompagnateurs.

Même s’ils plongent dans le royaume de l’alpinisme, très peu parmi eux pratiquent l’escalade ou la marche en montagne. «On n’est pas des tripeux d’escalade, on est des tripeux de découvertes, de plein air et d’aventure», résume Jean-Sébastien.

«Je n’ai jamais été plus haut que les monts Groulx, alors je ne sais pas comment je vais réagir en altitude et j’ai un peu peur», ajoute Mélanie.

Ils auront tout de même l’occasion de grimper au sommet du Kala Pattar, à 5600 mètres d’altitude, d’où on peut voir d’un coup d’oeil 4 des 14 «8000» que compte la planète.

Ils ont tout prévu, sauf une chose : la dévaluation du dollar. Les coûts de leur expédition ont explosé et ils ont besoin de toute l’aide qu’ils peuvent obtenir. Un des étudiants tenait d’ailleurs à remercier l’Autorité des marchés financiers. L’organisme a en effet accepté, malgré les soubresauts de l’économie, d’apporter sa contribution à ce projet étudiant.
Source : Le Soleil, Pierre Asselin

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