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L’esquimautage: sortir ses talents… de l’eau!

par Patrick Teasdale le 13 septembre 2008

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Le samedi 13 septembre dernier avait lieu un atelier d’esquimautage groenlandais à ville LaSalle.  Soleil, eau chaude et sourires étaient au rendez-vous.  Les trois participants et leur instructeur totalisaient presque 200 ans d’expérience de vie cumulée! Des jeunes, quoi!  En quatre heures, une variété de techniques ont été apprises et pratiquées. Nos trois élèves ont fait preuve de souplesse, d’adresse et de détermination. Tous ont appris les bases de l’esquimautage en utilisant une pagaie groenlandaise, comme en témoignent les photos. Ils ont vraiment fait corps avec leurs kayaks!

Deux Yves, un Denis, un Patrick  et b’en du fun! Consultez notre site pour les prochaines dates de cours.

Les photos sont une courtoisie de  Yves Couillard.

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Famille, emploi et loisirs: Un équilibre à atteindre pour les pères de famille

par Patrick Teasdale le 4 septembre 2008

Je connais des pères de famille qui font du kayak quand bon leur semble, sans se poser de questions. J’en connais d’autres qui n’en font plus, faute de temps disent-ils. Entre les uns et les autres, j’ai trouvé l’équilibre qui me permet de vivre mes passions sans menacer mon mariage à chaque sortie! Alors, comment conjuguer sa vie aux trois temps : famille, emploi et loisirs?

Il est possible de faire de la place dans sa vie pour être un bon père, un bon conjoint et un travailleur loyal. Sauf que nous devons trouver un équilibre entre toutes nos responsabilités. Cela s’obtient au prix du dialogue et du compromis.

Le dialogue entre soi et sa conjointe est un élément clé dans l’atteinte d’une plus grande liberté. Il n’est pas juste de s’attendre à ce que Madame fasse tout à la maison. Il n’est pas plus juste qu’elle s’attende à ce que Monsieur ne sorte jamais prendre le grand air. Il faut en parler. On réalise souvent que Madame aussi a besoin d’air!

De là découle la notion de compromis. Je ne peux pas faire tout ce que je veux; toi non plus. Pourquoi ne pas se rencontrer dans le milieu? Par exemple, samedi matin je sors avec les gars en kayak. Mardi soir, tu vas avec les copines au cinéma. Si samedi c’est la fête du petit, je saute mon tour. Je pourrai peut-être y aller dimanche, sur le lac St-Louis. Et samedi matin, c’est samedi matin! Je ne reviens pas à 16 :00! Si je me mets à dos mes alliés mes chances de succès diminuent grandement! Parmi les mots clés à retenir ici : souplesse, compréhension et ouverture d’esprit.

J’ai réalisé que lorsque je suis en famille et que mon esprit est ailleurs tout le monde se rend compte de mon « absence ». Ce n’est pas de cette sorte de compromis dont je veux parler. Il faut faire compter le temps en famille comme du VRAI temps en famille. Je sors mon kayak de ma tête; à 18 pieds de long, il prend trop de place.

Beaucoup d’hommes ont besoin d’espace, souvent avec les « gars ». Il est généralement accepté que nombreux sont les hommes qui se réalisent dans l’action. Il faut savoir le reconnaître. Passer trois heures à boire du thé avec les amis, parler diète et se raconter la poussée de dents du p’tit n’est pas tout à fait ce que la plupart des hommes appellent « loisir ». Par ailleurs, pagayer face au vent et sous la pluie glaciale pendant trois heures pour finalement se retrouver autour d’une p’tite bière assis dans le « char » n’est pas nécessairement ce qu’une femme a le plus envie de faire avec son amoureux!

Seules de bonnes discussions et un esprit ouvert peuvent mener à des compromis viables et durables. C’est dans l’intérêt de tous les membres de la famille. Le résultat net est plus d’harmonie, moins de ressentiment et une estime de soi plus positive. Éventuellement, on risque de s’intéresser davantage aux loisirs de l’autre et de vouloir les pratiquer ensemble!

Les entreprises d’aventure et de plein air qui offrent des forfaits pour débutants sont un bon point de départ pour ceux qui veulent initier leur conjointe à leur passion du grand air. Ces entreprises offrent une espèce de « terrain neutre » où les deux conjoints peuvent vivre ensemble une aventure de plein air. Chacun risque d’y trouver son compte et d’en revenir satisfait. De plus, j’ai appris au fil des ans que faire garder les enfants quelques fois par année n’a jamais tué personne!

P .S : Oui, mon propos est masculin. Je crois sincèrement qu’il est interchangeable; il n’y a pas de doute que de nombreuses femmes ont elles aussi envie de défoncer les murs du foyer familial et d’aller jouer dehors. Et que des hommes ont une grande envie d’un beau dimanche en famille en buvant du thé et en berçant le p’tit qui fait ses dents!

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La technique groenlandaise: faire corps avec son kayak

par Patrick Teasdale le 29 juillet 2008

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Chez les Inuit d’autrefois, le kayak était tout autant un instrument de vie que de mort. En effet, son utilisation était essentielle pour se nourrir mais le manque d’habileté du chasseur pouvait aussi signifier sa mort s’il chavirait. Les Inuit ont donc mis au point des techniques qui assurent une maîtrise presqu’absolue du kayak. Aujourd’hui, on pratique la technique groenlandaise pour sa sécurité et aussi pour son plaisir.

La clé de voûte de la technique groenlandaise est la pagaie groenlandaise (G.P dans la la littérature spécialisée anglo-saxonne). Effilée, légère, souple et très intuitive dans son utilisation elle permet une très grande variété de manœuvres. On la fabrique généralement soi même à partir d’un 2X4 ! Les dimensions anthropométriques garantissent une confection unique et optimale pour chaque kayakiste. Au premier coup d’œil ce qui frappe c’est l’étroitesse et l’allongement des pales. Cette caractéristique rend la G.P extrêmement hydrodynamique. De plus, les deux pales sont orientées dans le même axe (unfeathered). Fabriquée exclusivement de bois, et tout d’une pièce, la G.P possède un degré de flottaison inégalé. Les amateurs sérieux vont même jusqu’à fabriquer leur propre kayak (qajaq, en Inuktituk groenlandais) selon une méthode traditionnelle sans clous, vis ni colle. S’y ajoute parfois le vêtement traditionnel qui combine jupette et anorak: le tuiliq.

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Les manœuvres groenlandaises quant à elles sont très variées. On peut exécuter toutes les manœuvres apprises avec une pagaie Euro (conventionnelle). Mais c’est là que s’arrête la ressemblance: la technique groenlandaise permet un éventail renversant de trucs, appuis, godilles et esquimautages. Toutes ces manœuvres s’apprennent facilement et la courbe de progression est souvent étonnante . A partir de deux esquimautages de base, plus de 35 variations peuvent être pratiquées. On en fait un jeu aquatique unique dans lequel se manifeste l’agilité du kayakiste.

Chinook Aventure offre maintenant des ateliers de technique groenlandaise accessibles à ceux et celles qui savent déjà pagayer et qui sont confortables avec leurs appuis. La vaste majorité des gens qui essaient cette technique sont surpris de leur progrès et de l’aisance à esquimauter qu’elle leur procure.

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