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Le tour du monde à la force humaine

par Yan Blanchard le 5 juillet 2009


J’avais suivi de loin ce périple mais voici les dernières nouvelles de la folle expédition de Jean-Gabriel Chelala. Parti il y a 17 mois de Paris, le jeune aventurier de 28 ans, qui a entamé en janvier 2008 un tour du monde « à la force humaine », a dû abandonner son kayak alors qu’il se trouvait à une quarantaine de kilomètres de l’île Saint-Lawrence, au sud du détroit de Béring. L’ingénieur en bâtiment franco-libanais et breton d’adoption a successivement traversé à vélo, la France, l’Espagne, le Portugal, puis l’Atlantique sur un canot à pédales (« cyclomer »), les Etats-Unis et une partie du Canada sur un vélo couché et enfin l’Alaska en kayak sur la Yukon river. Distance totale parcourue « à la force humaine » jusqu’au rivage de la mer de Béring: 21.621 km.

Jean-Gabriel Chelala en kayak en mai 2009Jean-Gabriel Chelala, qui tentait depuis dimanche dernier une « première », la traversée de la mer de Béring en kayak entre la côte ouest de l’Alaska et la Sibérie, a dû être secouru samedi en pleine tempête par un hélicoptère des Gardes Côtes américains qui l’a hélitreuillé, a-t-il indiqué par téléphone à l’AFP.

Il a été ramené à Nome, ville du nord de l’Alaska, où il a été brièvement hospitalisé pour hypothermie et épuisement. « Cette mer respire la mort… », a-t-il dit à sa sortie de l’hopital.

« Depuis Emmonak (côte ouest de l’Alaska) dimanche dernier, je n’ai pas rencontré la moindre embarcation. Je me suis battu pendant une semaine contre des vents et des courants contraires avec une eau à 5°C. Je pensais parvenir à St-Lawrence, première étape de ma traversée lorsque tout à basculé vendredi soir », a-t-il expliqué.

« Des vents de 40 noeuds (80 km/h) se sont levés avec des creux de 5 à 6 mètres. J’étais ballotté en tous sens. L’enfer pendant 36 heures, seul au milieu de cette nature déchaînée. La peur et le doute m’ont envahi. J’ai tenté de demander par téléphone l’assistance d’éventuels pêcheurs. Mais la police d’Emmonak m’a répondu que personne ne s’aventurait en mer par un temps pareil. »

Le kayak de Jean-Gabriel était plein d’eau glacé et il a dû se résoudre à lancer un signal de détresse aux Gardes Côtes qui sont venus le récupérer avec un hélicoptère Jayhawk. Mais le jeune aventurier a dû abandonner son kayak et tous ses effets aux lames déferlantes. »La mer de Béring ne m’a pas laissé passer, mais elle ne parviendra pas à interrompre mon tour du monde +à la force humaine+ », a-t-il assuré.

Jean-Gabriel Chelala prend un peu de repos à Nome après sa « fortune de mer ».

Il est bien décidé à rejoindre coûte que coûte la côte de Sibérie afin de poursuivre son expédition « 48° Nord », mais ne sait pas encore comment.

Peut-être devra-t-il faire une entorse à son programme basé uniquement sur la « force humaine », et utiliser un moyen de locomotion plus moderne pour franchir cette frontière dangereuse entre Amérique et Asie.

Source (AFP)

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Pearl Izumi SyncroSeek III WR

par Yan Blanchard le 19 mars 2009

La saison de course à pied n’a jamais arrêté, pour quelques-uns et pour d’autres, elle débutera très bientôt ! Moi, j’ai les jambes qui frétillent avec cette belle température que nous avons… J’ai déjà démarré la course dans les rues mais ce que j’aime par-dessus tout c’est la course en sentiers (trail-running / cross-country).

À chacun sa chaussette !
Les souliers de course en sentiers ont besoin d’être légers, robustes et souples et d’absorber les impacts, pour supporter des km de sentiers inégaux (branches, roches, ruisseaux, boue, pluie, sable…). C’est pourquoi les souliers de randonnée sont trop rigides et ceux de course à pied trop souples et fragiles. Pour offrir une vrai stabilité et une bonne protection, il faut plus qu’un soulier de course à pied avec un supplément de crampons.

The SyncroSeek III WRX ($139, www.pearlizumi.com) est un soulier de cross country imperméable et intéressant. Le mois passé, je l’ai testé lors de mes entraînements pour vous témoigner de ses performances. Le Mont-Royal, le Parc les Salines et Salt Lake City m’ont offert des conditions de neige granulé, de sentiers de sable gelé et de boue…

Le renfort (la protection) et la stabilité sont les clés d’un bon soulier de cross-country et le SyncroSeek III marque de bons points. Le fait que la confection soit basse, elle offre une plate-forme stable et le renforcement apporte un bon support latérale lorsque nous courrons sur des sentiers inégaux. La buté de la semelle remonte sur le devant du pied, ce qui offre une bonne protection sans pour autant lui enlever de la stabilité. La traction est surprenante sur tous les types de surfaces que j’ai rencontré.

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Pearl Izumi SyncroSeek III WRXSkydex, est un matériel protecteur et absorbant breveté qui donne au SyncroSeek III une sensation confortable mais ferme. La confection intérieure aide à la pronation et offre une souplesse absorbante sous le talon. Le support de l’arche est parfait pour toute personne n’ayant aucune problématique orthopédique et le tissu ne m’a pas donné d’ampoules ;)

La confection externe est en softshell, ce qui est une approche non conventionnelle comparativement au Goretex XCR utilisé par la plupart des compétiteurs. Le SyncroSeek III WRX est résistant à l’eau plutôt qu’imperméable. L’avantage de cette confection est que le softshell est respirant et sèche plus rapidement.

Un point contre, c’est que le poids fait un peu plus de 14 onces par soulier. Mais il faut faire des choix et je suis prêt à sacrifier quelques grammes pour que mes pieds gardent le sourire ! Finalement, Pearl Izumi fait ses pointures un peu serré, je vous recommande d’aller vers le demi point supérieur.

Ce que je retiens de cet essai : un soulier stable, confortable, une bonne adhérence et la polyvalence du softshell.

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