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Randonnée au mont Algonquin (5114′)

par Eric le 2 juillet 2009

Le mont Algonquin (1559 m) est le deuxième plus haut sommet du parc des Adirondacks. Ce parc, situé dans l’État de New York, est le plus grand des États-Unis, excluant l’Alaska. La forme pyramidale du mont Algonquin en fait l’un des plus beaux sommets des Adirondacks. Son sommet dénudé est parsemé de végétation alpine et il offre une vue magnifique sur toute la région. Il est d’ailleurs classé comme un des sommets ayant la plus  belle vue des ADK.

La météo de la journée annonçait des averses à 50% et 90% de pluie en fin de journée, des orages et de la grêle… tout pour nous mettre en appétit.  Si on se fie toujours aux prévisions, on pourrait monter toutes les montagnes en HDTV dans notre salon sans avoir le risque d’être mouillé!

Le point de départ de cette randonnée est l’Adirondack lodge et plusieurs options s’offrent alors à nous.  Nous avons donc décidé de partir le matin et faire le choix de sentier sur place.  Si la météo est moins clémente nous restons dans les creux de vallée et s’il fait beau, on tente un sommet.  A notre arrivée, vers 10:30 il fait beau et le mauvais temps semble encore loin, on décide donc d’y aller pour Algonquin.  La dernière fois que j’ai fait ce sommet, c’est en 2000 avec ma fille qui n’avait que 4 ans.  Elle s’est rendue au sommet toute seule et je l’ai portée au retour sur quelques km.  Nous avions alors mis 8 heures pour faire le trajet de 12.8 km.  D’après ce qu’on voit sur le web c’est un trajet qui peut se compléter facilement en moins de 6 heures. Le dénivelé est de 895 mètres ce qui en fait un dénivelé important pour une journée de marche.

Je pars  avec un sac complet, nourriture, électrolytes, premiers soins et tout l’équipement pour la pluie et le froid (tuque, polar…) bien qu’on avait 22 Celsuis et du soleil dans le stationnement. Ma femme, pour sa part avec un sac d’hydratation et quelques friandises.  Après 2 heures de marche on est au sommet!  Il faut dire que je me suis fait tirer par la gazelle qui gambadait devant moi.  Ma femme a même pris le sac à dos pour m’aider à accélérer le pas! Je devrai me remettre à l’entraînement si je veux pouvoir la suivre…  Au sommet, beau temps, belle vue sur 360 degrés mais un peu frisquet, on met les tuques, polar et coupe vent.  Après un léger goûter, sachant qu’on peut être au stationnement en 1 heure, et qu’il est encore tôt on décide de faire un boucle et de prolonger le trajet vers Avalanche Lake.  Ce petit détour donnera un peu plus de 6 km de plus à notre randonnée.  On emprunte le sentier de descente et c’est abrupte et rocheux et étroit, le sentier croise un ruisseau à de nombreuses reprise et c’est très beau.  Nous mettons près de 2 heures pour atteindre le fameux sentier d’Avalache pass.  Plusieurs considère que ce sentier littéralement attaché aux paroies rocheuses qui bordent le lac est un des plus beaux trajet des Adirondaks.

La pluie nous rattrape un peu avant Marcy Dam et nous oblige à mettre nos anoraks.  C’est accompagné du tonnerre mais ça ne durera pas.  De ce points nous savons qu’il reste moins de 2 heures de marche pour terminer la randonnée et c’est très bien ainsi parce que nous commençons tous deux à ressentir quelques courbatures.  Au stationnement nous constatons que nous avons bouclé le trajet en moins de 7 heures ce qui semble un temps sous la moyenne.

Les informations sur les sentiers des Adirondacks sont très nombreuses sur le Web.  Il existe un groupe que l’on nomme les 46 forty-sixers qui regroupe les personnes qui ont gravies tous les sommets de la région.  Cette région est un réèl paradis pour les amateurs de plein air du Québec en raison de la proximité du nombre de montagne et de la qualité des sentiers.

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Publié dans Randonnée
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Comment éviter la catastrophe en plein air ?

par Yan le 9 mars 2009

Pour faire suite à la tragédie survenue à Golden début mars (le couple qui s’est perdu pendant 9 jours en forêt), j’ai pris le temps de réfléchir sur l’importance de planifier nos excursions, aussi simple soient-elles, et sur le niveau d’engagement que nous prenons lors de nos activités en plein air. Ce qui m’amène à ouvrir cette discussion avec vous pour couvrir une autre facette du plein air, celle de la planification de nos sorties!

Qu’elle est notre responsabilité, envers nous-même et les autres membres du groupe, le milieu visité et l’environnement ? Quel doit être le niveau de planification d’une sortie (de quelques heures à plus de 2 jours)? Que devons-nous apporter dans notre sac à dos ? Qui s’occupera de prodiguer les premiers soins ?

Ça commence à faire compliqué pour aller se détendre en forêt n’est-ce pas !?

Quel est le niveau d’engagement d’une sortie ?
Tout dépendra premièrement de l’expérience des gens. Si Jean-Luc Brassard descend la pente familiale du Mont St-Bruno, fort à parier qu’il trouvera le temps long comparativement à Pierre-Paul qui s’y aventure pour son baptême en ski alpin. Le niveau d’engagement sera d’une part relatif aux compétences réelles des individus. Les risques inhérents à l’activité seront beaucoup plus grand pour Pierre-Paul que Jean-Luc !

Donc plus le niveau de risque est grand aux yeux des individus et plus le niveau de compétence réelle d’une personne est petit, plus le niveau d’engagement sera grand et requiert donc un niveau de planification plus important.

Quoi apporter dans une excursion d’une journée ?
Nous le savons tous, nous l’avons entendu ou lu quelque part… Même pour une petite balade anodine au Québec ou à l’étranger, nous devrions avoir un minimum d’équipement qui nous permettrait de passer une nuit en pleine nature - se soigner, se nourrir et se loger. Quel est ce stricte minimum et savez-vous bien comment vous en servir ?

Avant toute chose, la première étape sera de bien planifier votre activité pour savoir quoi apporter !

Planifier l’itinéraire et notre plan de route
Le chemin emprunté, le nombre de km à parcourir, les points d’eau, les routes et sentiers secondaires, les bâtiments, les emplacements de camping, … aviser un proche de notre aventure et lui indiquer notre itinéraire pour l’aviser que si nous ne sommes pas revenu avant le jour ou l’heure X, d’engager les procédures de recherche. La chose importante sera de contacter la personne dès que votre sortie sera terminée !

Quelle est l’expérience personnelle de chaque membre du groupe ?
On dit qu’une chaîne est aussi forte que son maillon le plus faible ! Il ne faut pas se gêner de demander l’expérience de chaque membre de notre groupe et il faut s’assurer des compétences réelles de chacun. Tout le monde vous dira que ”oui je sais faire le RCR…” Mais à quand remonte votre dernière requalification et dites-moi donc combien de massages cardiaques faisons-nous avant de donner les insufflations ?

Planifier les premiers soins
Qui s’occupe de quoi, qui pouvons-nous contacter, où sont les points de sorties de notre itinéraire, quel est le no. des autorités locales, combien de temps devrons-nous attendre avant de recevoir les SMU (Services Médicaux d’Urgences) ? Comment ferez-vous pour les contacter (VHF, cellulaire, téléphone satellite, SPOT…).

Une fois la préparation et la planification de notre sortie bien complétée, nous regardons l’équipement que nous apporterons, selon le niveau de risque et d’engagement que la sortie planifiée implique.

Prenons le cas d’une sortie d’une journée aux États-Unis, début avril.

T° de jour :: environ 10°C
T° de nuit :: environ -12°C
Nb de km :: environ 15 km aller/retour
Nb de personnes dans le groupe :: 2

- Sac à dos de 25 à 35 litres avec housse imperméable
- Petit sac de couchage -9°C
- Matelas de sol en évasotte
- Trousse de premiers soins complète (et un cours de premiers soins approprié)
- Petit thermos avec breuvage chaud
- 2 litres d’eau
- Allumettes (et allume-feu si nécessaire) + savoir partir un feu
- Dîner et collation de la journée + (petite collation énergétique de surplus)
- Papier de toilette et sac hermétique
- Lampe frontale (avec des piles de rechange si nécessaire)
- Réchaud et gamelle pour faire bouillir de l’eau
- Téléphone cellulaire
- Carte des sentiers (ou topographique) + boussole et savoir l’utiliser
- Sifflet FOX 40
- Vêtements chauds (isolants)
- 2 paires de bas
- Coupe vent, tuque, mitaine…
- Les coordonnées des autorités locales
- Canif
- Passeport et assurances médicale/hospitalisation
- Trousse de réparation :: cordelette, ruban adhésif..
- Une petite toile abri légère
- Montre

EXTRAS
- SPOT
- GPS
- Appareil photos
- Autres

C’est bien beau les équipements mais il faut aussi parler de qualifications. Je crois qu’il est essentiel de suivre une formation en premiers soins (au moins le RCR - 3 hrs) et pour les plus aventureux, le cours de premiers soins avancé en région isolée (40 hrs, offert par Sirius Wilderness Medecine) !

Une formation technique selon le type d’activité que vous pratiquez
- Niveau 1 ou 2 en kayak de mer (accrédité par la FQCK)
- Cours de second ou de premier de cordée en glace
- Cours de hautes montagnes
- Cours de survie en forêt
- Cours de réparation et entretien du vélo
- Cours d’avalanche
- Cours de navigation en milieu maritime
- Formation de carte et boussole et si vous le désirez, le GPS
- Etc.

Finalement, par cette réflexion ouverte avec vous, je ne veux pas faire peur mais peut-être vous montrer une facette de notre métier. C’est le genre de réflexion qu’une entreprise ou un guide sérieux se pose avant chaque sortie. Je crois qu’il faut en parler et passer du savoir au savoir-faire et au savoir-être en plein air pour limiter le plus possible les accidents et les imprévus !

Et vous, vous en pensez quoi ?

Publié dans Actualités, Question/Réponses, Randonnée, Équipements
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